Le mur végétal : la touche finale pour une maison écologique

Face à la crise environnementale, de plus en plus de particuliers décident de s’engager dans une démarche de construction écologique. Même s’il ne suffit pas à rendre une maison « verte »,  le mur végétal apporte une touche « écodesign » aux nouveaux logements écoresponsables. Mais son utilité va bien au-delà du simple plaisir visuel, il possède aussi de nombreuses propriétés bénéfiques pour l’écosystème. Grâce à une installation bien pensée, il peut devenir un véritable atout écologique, qui améliore grandement le cadre de vie au sein du foyer et autour du domicile.

Quels sont les bienfaits écologiques ?

Le mur végétal agit sur la santé (bien-être, concentration, détente…) et également sur son environnement direct.

Renforce l’isolation thermique

Le chauffage est la principale source de consommation électrique dans les foyers français. C’est donc l’un des points les plus importants à améliorer lors de la construction d’un habitat écologique. Or, l’installation d’un mur végétal renforce l’isolation thermique de votre maison. En effet, les plantes agissent comme une couche supplémentaire, qui permet de préserver le domicile des changements de température. En été, elles diminuent la chaleur due à l’ensoleillement en absorbant la moitié des rayons du soleil. À l’intérieur, l’humidité produite par les végétaux rafraîchit l’air ambiant. Ainsi, le mur végétal est un véritable atout pour ceux qui désirent faire construire une maison passive, qui utilise peu d’énergie pour réguler sa température. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce type de logement, n’hésitez pas à consulter bddmaisonpassive.fr.

Réduit la pollution visuelle

Si votre habitation éco responsable a été construite dans un environnement naturel, une façade « verte » est alors une excellente solution pour ne pas dénaturer le paysage. Elle permet de contrer l’aspect industriel de certains matériaux de récupération. C’est le cas des maisons containers qui, malgré une volonté écologique de recyclage, sont souvent décriées pour leurs parois métalliques peu esthétiques. Si vous décidez d’installer votre mur végétal à l’extérieur, vous participerez activement à la réduction de la pollution visuelle engendrée par les bâtiments humains.

Améliore la qualité de l’air

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’air intérieur serait 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur. En effet, certains produits que nous utilisons quotidiennement (peintures, aérosols, produits ménagers…) contiennent des substances nocives, appelées Composés Organiques Volatiles (COV). Ces dernières peuvent créer des problèmes au niveau des bronches, causer des migraines, déclencher des allergies et accentuer la sensation de fatigue chronique. Heureusement, certaines plantes ont des vertus purifiantes et participent activement à l’absorption de ces COV. Profitez de votre mur végétal intérieur pour faire pousser des syngoniums efficaces contre le xylène, de l’anthurium, contre l’ammoniac, ou encore des spathiphyllums polyvalentes.

Participe au verdissement des villes

Le verdissement des espaces publics est devenu une priorité pour améliorer le cadre de vie des citadins. Les particuliers sont fortement invités à s’impliquer dans cette démarche esthétique et environnementale. Au-delà de la pollution visuelle que nous avions déjà évoquée, un mur végétal sur une maison de ville tend à diminuer l’effet d’îlot de chaleur urbain (température plus élevée en centre-ville qu’en périphérie). Il participe également à la biodiversité, en abritant notamment des insectes et en attirant certaines espèces d’oiseaux.

Comment rendre votre mur végétal écoresponsable ?

Il existe différentes façons d’aménager un mur végétal. Selon les matériaux employés et le système utilisé, l’installation peut être plus ou moins écologique et économique.

Optez pour le fonctionnement en circuit fermé

C’est le véritable atout écologique de votre mur : sa capacité à fonctionner en autonomie. Ce type de système contient une cuve, qui permet de récupérer l’eau non utilisée pour la réinjecter dans la paroi. Même si vous êtes dans l’obligation d’ajouter de l’eau régulièrement, pour compenser les pertes dues à l’évaporation et à l’absorption par les plantes, vous réaliserez tout de même des économies. Cet avantage est considérable, en comparaison avec l’arrosage classique, contraignant, ou l’automatique, plus vorace. Certaines installations peuvent aussi s’appuyer sur une culture hydroponique (sans terre). Les nutriments provenant des végétaux sont réemployés et évitent ainsi l’utilisation d’engrais. Vous pouvez également mettre en place un système de récupération d’eau de pluie.

Employez des matériaux durables

Pour la structure de votre mur végétal, comme pour l’ensemble de votre maison écologique, privilégiez les matériaux à faible impact environnemental. Vous pouvez par exemple utiliser des matières recyclées, comme des palettes de bois. Portez une attention particulière à l’étanchéité pour ne pas perdre de l’eau et causer des dommages à votre domicile. Méfiez-vous également des moisissures qui peuvent survenir sur certaines surfaces. L’écoresponsabilité passe aussi par la durabilité, et il vous faudra parfois faire des concessions entre matériaux naturels et solidité. Ainsi, le PVC est souvent recommandé pour sa résistance à long terme, mais il présente de piètres performances en matière d’écologie, même s’il peut désormais être recyclé.

Choisissez le bon emplacement

Pour assurer leur photosynthèse et donc pousser correctement, les plantes ont besoin de lumière. En extérieur, privilégiez simplement les surfaces qui disposent d’un bon taux d’ensoleillement quotidien. Si vous souhaitez réaliser un mur végétal intérieur, optez pour une pièce bien éclairée tout au long de la journée, au risque de devoir compenser avec des lumières artificielles qui consomment de l’électricité. Si, toutefois, vous êtes contraint d’ajouter des lampes à votre système, favorisez les ampoules LED plus économes. Évitez de placer votre mur végétal directement derrière une vitre, surtout face au soleil : la chaleur pourrait dégrader les plantes et endommager l’installation à long terme.

Bonus : donnez encore plus d’utilité à votre mur végétal !

Vous pouvez aller plus loin en cultivant des plantes aromatiques pour agrémenter votre cuisine. Attention, toutefois, elles ne se prêtent pas toutes à ce type de surface. Si la menthe, l’oseille ou l’estragon ne sont pas très contraignants, le basilic, lui, doit être planté seul et ne peut donc pas être intégré dans un mur végétal. En extérieur, si le climat est chaud et sec, vous pouvez aussi tenter de faire pousser du thym, du laurier ou du romarin.

Le mur végétal est bien plus qu’une simple décoration ! Il participe activement à l’amélioration de votre cadre de vie, et à la préservation de l’environnement. Pour profiter pleinement de toutes ses qualités, vous devrez choisir un système d’installation respectueux, peu demandeur en eau et en énergie.

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